LA REBELLION FRAPPE CHEZ LE GENERAL ADOLPHE NSHIMIRIMANA

Burundi news, le 28/10/2010

Par Gratien Rukindikiza

Les pouvoirs burundais successifs ont l'art de nommer les rébellions. Dans le passé, le CNDD-FDD étaient composés de "Terroristes génocidaires", aujourd'hui, la nouvelle rébellion est appelée par le pouvoir des bandits armés. Derrière ces actions, d'autres groupes de bandits armés payés par le pouvoir pillent le pays et tuent. Les bandits armés sont plutôt ceux du pouvoir et la rébellion est née de la répression du pouvoir.

Attaque chez le général Adolphe Nshimirimana

Les gens qui ont contacté Adolphe Nshimirimana ont été surpris par la peur hors du commun du général Shimirimana. Attaqué par une groupe de rebelles, moins d'une dizaine selon les témoins, le général n'a même pas pu donner des ordres à sa garde. Il a fallu l'intervention des autres forces pour délivrer Adolphe Nshimirimana. La colère du peuple face aux tueries mène à tout. La peur change aussi de terrain.

Selon un témoin qui n'habite pas loin des lieux de l'attaque, les rebelles ont fait un mort et 6 blessés dans les rangs de la sécurité du général Adolphe Nshimirimana. D'après certaines informations, aucun rebelle n'a été blessé.

Cette attaque a donné lieu à plusieurs spéculations. Un règlement des comptes internes ou une simulation d'attaque? La réponse est une vraie attaque de la rébellion même si le pouvoir refuse de l'admettre. Ceux qui sont appelés bandits armés semblent bien organisés car opérer une attaque à l'intérieur d'un quartier bien gardé, sans faire des dégâts chez les autres voisins relèvent d'un certain professionnalisme. Le repli de ces rebelles laisse penser une force qui a pris le temps d'étudier le terrain et bien commandée. Une nouvelle donne qui doit inquiéter les forces de la police.

Rumeur insensée de négociations

Tout Bujumbura parle de négociation entre l'ADC Ikibiri et le pouvoir. Certains disent que les négociateurs sont en Espagne, d'autres à Saint Egdio en Italie. Burundi News a reçu ces informations et a pu déceler l'origine de ces rumeurs.

Si les négociations devaient avoir lieu, les partis FNL, MSD, UPD, FRODEBU, CNDD devaient faire partie des négociateurs. Or, aucun de ces partis n'est au courant de ces négociations. Rwasa reste là où il est (Pour certains au Congo, d'autres au Burundi). Il n'a pas quitté son nouveau domicile pour l'Europe.

Ces rumeurs devaient permettre au pouvoir de calmer l'opinion nationale et internationale. Les inquiétudes ne manquent pas au moment où les caisses ont vides et les forces de l'ordre sont  inquiètes des déclarations de Nimbesha (aujourd'hui en Zambie aux frais du contribuable burundais).

Généralement, la rumeur des négociations n'arrange pas la sécurité dans un pays en guerre. Au contraire, l'approche des négociations est toujours chargée d'attaque pour marquer la présence et pour peser dans des négociations. Toute fuite d'une négociation ne fait que la saboter. Lancer une rumeur de négociations est aussi une façon de refuser le dialogue.