QUI A BRULE LE MARCHE DE  BUJUMBURA?

Burundi news, le 06/07/2014

Par Gratien Rukindikiza

Certains pays africains se distinguent dans la course vers la croissance par des infrastructures construites, par une répartition de la richesse nationale, une bonne gouvernance. Le Burundi a choisi sa place. Il n'est pas de ce monde. Il brûle les marchés à un rythme qui dépasse celui des constructions des marchés des pays africains en plein essor comme le Ghana, l'Ethiopie, Bostwana, le Rwanda, Kenya etc.... La mauvaise gouvernance a dépassé de loin celle qui était en vogue au Zaïre de Mobutu. Mobutu a eu son fils Nkurunziza mais en pire. La concentration d'un Mobutu et d'un Mugabe.

Revenons à ces marchés. Le rythme d'incendie des marchés est inquiétant. Il pousse à des recherches et le silence n'est pas bon pour le Burundi.

Le marché de Bujumbura devait brûler

Il y avait des rumeurs sur l'incendie du marché central de Bujumbura. Comme d'habitude, Burundi News avait été informé d'une imminence de l'incendie du marché de Bujumbura. Le vendredi 25 janvier 2013, Burundi News a été contacté pour être informé que le marché de Bujumbura brulait. Vérification faite, c'était une fausse alerte. Le dimanche matin, la rédaction de Burundi News n'a pas pris au sérieux l'incendie du marché de Bujumbura qui était censé avoir brûlé le vendredi. Plusieurs témoignages ont confirmé. La grande question était de savoir pourquoi ce marché était-il destiné à être incendié? Prévu pour vendredi et reporté ou une fuite avant le jour J?

Préparation du forfait

Deux réunions importantes ont suffi pour préparer l'incendie du marché de Bujumbura. Lors de la  première réunion, étaient présents Adolphe Nshimirimana, Ndakugarika, Kazungu, un chauffeur nommé Elie "Makeli", le commissaire Diego qui commandait le marché de Bujumbura et d'autres que notre informateur n'a pas pu identifié correctement.

La 2 è réunion était sous l'égide de Kazungu à Carama. Elle s'est passée le samedi, la veille de l'incendie. Les spécialistes des incendies des marchés du Burundi étaient là. Ils avaient déjà brûlé le marché de Gitega et de Kamenge. C'était une équipe expérimentée et qui agissait sous la protection des services de renseignements.

Pour brûler le marché central de Bujumbura, les spécialistes avaient besoin des motifs pour qu'ils soient convaincus. Deux explications ont été données. Un des chefs des renseignements a expliqué qu'il faut appauvrir les Burundais pour qu'ils acceptent d'être dirigés par Nkurunziza. En ayant faim, ils vont accepter les miettes pour les suivre. Si le Burundi se développe, les Burundais n'auront plus besoin de la clique de Nkurunziza. Ainsi, pour se maintenir, la pauvreté est leur arme. Ceci explique la campagne des incendies des marchés du Burundi.

Une deuxième explication concerne les commissions à toucher pour vendre et investir sur le terrain du marché central de Bujumbura, une place très recherchée. La preuve, la place n'accueillera plus un marché.

Avec quoi a-t-on brûlé le marché de Bujumbura?

La poudre magique est responsable de l'incendie du marché de Bujumbura. Pourtant, elle n'existait pas au Burundi. L'ancien maire de la ville de Bujumbura nommé Giswaswa est entré dans la danse. Il a été chargé par le patron de la Documentation de chercher cette poudre qu'on trouve au Pakistan. Giswaswa s'est adressé à Ali Somji, un indien qui réparait des montres à l'avenue de la mission depuis plusieurs décennies. Il a eu comme motif l'incendie de la forêt de Rukoko car c'était supposé abriter les rebelles.

Ali Somji a été au Pakistan acheter la poudre magique. Il l'a remise à Giswaswa et ce dernier l'a remise au patron de la Documentation.

En plus de la poudre, des explosifs ont été nécessaires pour l'incendie du marché. Nous y reviendrons.

La poudre servait en association avec l'eau. Au contact avec l'eau, la poudre s'enflamme. Plus on met de l'eau, plus le feu se propage. La poudre a été mise dans les bidons et mélangée à l'eau. Ce mélange a été mis dans les placards et murs. La poudre a cette particularité, celle d'augmenter d'intensité au contact de l'eau.

Brûler le marché central, pas une mince affaire

Le marché a été brûlé à 4 hrs du matin. C'est le début de la préparation de l'incendie. Au début de cette opération, les malfaiteurs se sont heurtés aux curieux, veilleurs de nuit des magasins autour du marché. Les plus téméraires ont tenté de les empêcher et ils ont été tués sur le champs.  7 personnes tuées par les pyromanes.

Pour brûler le marché, la question des piliers avaient été étudiée. Il fallait les dynamiter avec des explosifs. Le colonel Maregos a été désigné et c'est lui qui a explosé  les piliers du marché. Dans tous les incendies, jamais les piliers ne s'effondrent. C'est pour cela que les explosifs ont été nécessaires. Les dynamites ont été installées bien avant sur les 7 piliers explosés pour faciliter l'effondrement de la toiture. Le colonel Maregos avait fui vers la Tanzanie après l'assassinat de l'échangiste tué pour 80 millions de francs bu. Il est revenu pour cette mission.

Les arroseurs arrosés

Après avoir brûlé le marché, ils sont sortis en attendant la fin de la tâche car l'incendie devait être lente. Les pyromanes sont partis au bar Iwabonabantu. Quelques prisonniers avaient reçu 300 000 frs chacun et ont eu la permission de sortie. Une permission qui leur offrait une occasion de participer au forfait.

Deux policiers de la sécurité d'Adolphe Nshimirimana ont été réclamé 3 millions de francs bu par personne pour le forfait. Timothée et Gilbert ont été tué pour avoir réclamé les 3 millions de francs bu. Maregos a été assassiné deux semaines après par poison pour éviter qu'il parle.

Un ami d'Ali Somji a été arrêté à la Documentation deux jours après l'incendie. Les services de renseignements voulaient savoir pourquoi il avait sorti ses marchandises deux jours avant. Il a désigné Ali Somji en la personne qu'il l' a averti. Une semaine après, Ali Somji était assassiné à l'avenue de la mission pour un homme de la Documentation accompagné de deux personnes de la Documentation très impliquées dans des tueries.

Plusieurs personnes impliquées dans cet incendie ont été tuées, d'autres ont déjà fui le Burundi. Certaines affirment être les auteurs de plusieurs incendies des marchés du Burundi et avaient déjà annoncé que la BRB devait brûler aussi. le plan diabolique continue. Les marchés vont continuer à brûler. Les autres pays construisent. Le Burundi détruit. Il suffit de voir les merveilles qui se font au Rwanda. Un pays qui est en train de faire ce qu'aucun pays de l'Afrique n'a fait, un pays qui est devenu un miracle économique depuis les villages. Au Burundi, c'est la misère économique depuis la base jusqu'à un certain niveau. Trois dirigeants s'enrichissent au détriment du peuple, brûlent tout au regard des Burundais. Faut-il se taire, rester un spectateur? Surtout pas pour les patriotes.