La fin du processus électoral et le commencement du début


05 Jun

Burundinews, le 05 juin 2020

La période des élections est terminée. La cour constitutionnelle a fermé les bans. Circulez, rien à dire. Rwasa a perdu les élections, vive Evariste Ndayishimiye, la trompette constitutionnelle a claironné. Que faire quand karyenda s'en va, s'envole ou se fait voler? 

Agathon Rwasa a épuisé ses droits de recours au Burundi. La cour de l'EAC ne fera pas grand chose. Faudra-t-il aller jusqu'à Arusha? 

Tout était prévisible que le CNDD-FDD n'allait pas quitter le pouvoir dans la précipitation. Tout était calculé. Certains avaient prévu d'autres se nourrissaient des chimères, construisaient des châteaux en Espagne. Malheur à celui qui y a trop cru. Certains risquent  des problèmes cardiaques causés part la déception que l'inconscient collectif a cultivé. D'autres risquent leur peau pour une grande exposition  au soleil brûlant de Gitega dédénisé. 

La fin du match a sonné

Le nouvel élu est là, les nouveaux députés sont bien connus. La loi du changement ne s'applique pas; Du calme Monsieur Lavoisier car vous ne connaissez pas le Burundi. 

Quand un ensemble, de surcroît un pays, a des chefs, la suite est de se mettre au travail. Nous sommes déjà à une autre phase. La phase intermédiaire est la plus délicate. La plus délicate de tous car personne ne maîtrise la situation, ni le partant, ni l'arrivant. Le Président Ndadaye a failli être tué pendant cette période de transition. Les dangers changent de forme mais rarement de brutalité. Le Président Ndadaye a été trahi par ses amis. A bon entendeur, salut!

Le bon Dieu, tant prié au Burundi, devait avoir la gentillesse de calmer les imbonerakure, ramener le bon voisinage au Burundi. S'il faut faire des offrandes des vaches à Dieu, les Burundais le feront. Si le bon Dieu n'arrive pas à calmer les imbonerakure pendant cette période, il faudra recourir alors à Kiranga. Au moins tout essayer!

La phase de la préparation au pouvoir ou le dilemme d'un prisonnier

Evariste Ndayishimiye est le futur Président Burundais. Il passe par une phase de préparation, d'organisation de son pouvoir. Il doit, en deux mois, former son gouvernement et son cabinet aussi. Il doit aussi anticiper sur les futures nominations part décret de démarrage. Il ne connaît pas tout le monde. Il le fait avec quelques proches. Espérons qu'il ne reçoive pas une liste bloquée des ministres et des nominations de la part d'imboneza, le leader du patriotisme inscrit dans le registre de la CPI. 

L'histoire se répète. En 2005, le Président Nkurunziza n'avait pas formé son gouvernement. Il a travaillé avec celui de Radjabu, chef du parti CNDD-FDD en ce moment. On connaît la chute de Radjabu pour ne pas dire plus. 

Nkurunziza est protestant. Evariste Ndayishimiye est catholique. Va-t-il continuer avec les rencontres religieuses propres à la religion protestante? Verra-t-on Ndayishimiye changer de religion pour se conformer à l'Imboneza? 




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